François Bayrou 2012

La France de Toutes nos Forces

Une politique nationale de l’énergie, sous contrôle public.

Posté par Christian Harel le 5 juin 2007

Les particuliers vont pouvoir choisir un autre fournisseur qu’EDF ou GDF à partir du 1 juillet 2007.

TOUS les exemples précédents (Document Sud Energie) de privatisation du secteur énergétique ont abouti à une forte hausse des tarifs.

Le particulier qui aura choisi un fournisseur privé ne pourra plus revenir à un contrat avec un prix règlementé. Ceci est bien la preuve que ces nouveaux contrats seront à terme plus onéreux : pourquoi l’interdire autrement ? (consulter le site d’information officiel)

Je vous conseille donc de NE PAS CHANGER DE CONTRAT, ni pour l’électricité ni pour le gaz. La plupart des observateurs conseillent de ne pas changer.

Votez aux législatives pour des candidats qui défendent l’un des fleurons de la République Française: un secteur public de l’énergie qui offre un service de grande qualité avec l’un des prix les plus bas d’Europe. Un service public qui place la France parmi les trois seuls pays du monde qui produisent leur électricité sans utiliser d’énergie fossile, donc avec un prix indépendant de la raréfaction du pétrole et du charbon.

Où est l’intérêt général dans cette privatisation du secteur énergétique ? Où est-il ?

La position de F.Bayrou (1) est très claire depuis longtemps, contrairement à celle de N.Sarkozy…

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(1) Position de F.Bayrou :

La fourniture d’énergie est stratégique. Cela appelle la construction d’un acteur public majeur de l’énergie. La privatisation partielle crée un conflit d’intérêt entre le public et les actionnaires privés. François Bayrou a refusé l’ouverture du capital d’EDF, critiqué la fusion GDF-Suez, et préconisé un rapprochement EDF-GDF.

« La privatisation d’EDF ne sert pas les intérêts de la France. L’électricité, avec nos centrales nucléaires, est un enjeu majeur du siècle. Dans le domaine de l’énergie, on a le devoir et la responsabilité de conserver de grands acteurs publics. Nous sommes sur le point de vivre une crise des énergies fossiles, du fait de la forte progression de la consommation, dans des pays comme la Chine et l’Inde.

Dans le même temps, une crise climatique s’annonce, due au rejet des gaz à effet de serre provenant de la combustion de ces carburants fossiles. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique.

Avant la privatisation, nous avions la chance d’avoir un courant électrique vendu sur le marché français 60 % moins cher que sur le marché libre. De ce simple fait, des entreprises étrangères étaient enclines à s’installer en France plutôt qu’ailleurs.

La privatisation d’EDF va créer un conflit d’intérêt entre l’Etat et la logique privée. Une entreprise privée travaille pour ses actionnaires et recherche le meilleur rendement financier. Je défends un principe : il faut garantir que, sur un sujet aussi sensible, l’intérêt du peuple français sera pris en compte et pas seulement l’intérêt des actionnaires.

La fusion GDF-Suez crée des risques, car une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face des risques d’instabilité du marché du gaz. La logique politique l’a emporté dans cette affaire – alors que, ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2004 à conserver à l’Etat une large majorité dans EDF et dans GDF !

La meilleure mesure aurait été un rapprochement d’EDF et GDF : nous aurions eu une entreprise nouvelle, instrument de la politique de l’énergie de l’État.

EDF et GDF ont été édifiés par les Français. C’est l’effort des Français qui a construit le réseau, jusqu’au plus petit village. Il n’y a aucune raison de l’oublier. »

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